Préambule


L’image d’une ville passe par sa qualité de vie, par la richesse de ses manifestations culturelles et activités offertes à toutes les générations de la population, par le dynamisme de son centre-ville et de ses quartiers, par la diversité de ses lieux de sorties (commerces, cinémas, restaurants, cafés, lieux d’expositions bibliothèques/médiathèques, équipements sportifs, parcs, jardins…).
Aujourd’hui, Argenteuil se dote de nouveaux équipements culturels. Leurs potentiels, énormes, doivent, à terme, permettre à la 3ème ville d’Ile de France de retrouver sa place dans le paysage culturel de la région dominé par l’attractivité de la capitale. En effet, si les lieux de spectacles existent, les habitants plus éloignés du centre ville ne les fréquentent guère, souvent dû à un manque d’accès à l’information, et les plus habitués de ces lieux préfèrent souvent le grand centre, Paris, qui offre l’avant et l’après spectacle, restaurants, cafés, flâneries de rues séduisantes.D’après des études, un nouveau lieu culturel met 5 à 6 ans pour être connu par la population et pour entrer dans les habitudes.
Pour accélérer ce phénomène, l’apport d’un lieu original pour réinventer des convivialités, ouvert à tous, permettra une meilleure diffusion de l’information des offres culturelles locales.
Pour tous ceux qui travaillent ou militent dans les associations culturelles, ce nouveau comptoir de rencontres permettra les échanges et une meilleure visibilité de leurs activités.
Le lieu pour faire lien.

 

Le Café culturel, carrefour vers la découverte, la curiosité

Le café, espace public, libre d’accès, reste au coeur des modes de communication; un espace de convivialité que les animateurs du lieu dédie au développement de la vie sociale et culturelle du quartier, de la ville. Un lieu qui permet de se faire cotoyer tous les publics, un lieu, si les conditions sont requises, de production de mixité sociale.

La Cave Dîmière est ouverte, le complexe culturel, rue Galliéni le sera en 2008. Mais aucun lieu de convivialité, de rencontre, ne se trouvent ouverts à proximité , dans cette rue historique qu’est l’avenue Paul Vaillant-Couturier. L’ ouverture d’un « bistrot », aurait l’avantage d’ajouter du plaisir à la sortie, l’espace temps indispensable de relaxation entre les activités factuelles du quotidien et la préparation émotionnelle au spectacle.

Au delà du côté plaisir de la rencontre, ce café se propose surtout de donner une autre dimension au spectacle vivant. En effet, le public ne peut pas être là que pour remplir les salles, encore faut-il avoir toutes les clés ou les opportunités pour découvrir un artiste , une oeuvre. Cette démarche doit impliquer le public, désacraliser le spectacle en explicitant sa fabrication, inciter les artistes à exposer la dimension travail de l’oeuvre en gestation. Au travers de ces rencontres, « banaliser » le spectacle, loin du show et du people, partager la connaissance du travail des artistes dans tous les domaines , favoriser le respect mutuel de l’artiste et de son public.

Pour ce faire des ateliers autour des spectacles seront proposés à différents publics, en privilégiant le public jeune; un important fonds de livres sur les thématiques « Arts et Musiques actuelles » pour adultes et jeunesse permettront des animations par le livre et la lecture.

Une approche novatrice qui ne fait nullement concurrence aux services culturels de la mairie, mais qui crée le chaînon manquant entre les structures municipales, les associations et les personnes impliquées dans tout le secteur de la culture. Il s’agit bien d’une offre complémentaire et non d’une compétitivité entre les acteurs potentiels et les initiatives mises en place toute l’année par ailleurs.

Les motivations


Les trois acteurs initiaux de ce projet sont des habitants du centre ville d’Argenteuil qui fréquentent très régulièrement les salles de spectacle d’ici et beaucoup d’ailleurs, mais très frustrés de ne trouver aucun lieu, à proximité, d’échange et de convivialité. Alors que nous connaissons beaucoup de ces cafés dits littéraires, cafés librairies ou cafés culturels à Paris et en province, que côtoie un public fidèle et demandeur.
L’idée fait son chemin, pourquoi ne pas devenir acteurs de l’animation de notre ville, d’autant que nos enfants vont y grandir, pourquoi ne pas y exercer professionnelement, pourquoi ne pas tenter cette aventure d’ouvrir et de faire vivre ce lieu de rencontre et de diffusion culturelle durable, ici et maintenant ?



Les objectifs


Promouvoir les initiatives locales culturelles des villes d’Argenteuil et Bezons, en privilégiant les actions avec la population des quartiers populaires.
Faire se rencontrer par le vecteur café tous les réseaux concernés, officiels, associatifs, pour dynamiser les échanges entre tous les acteurs culturels de la ville.
Allez à la rencontre des jeunes talents de la ville et les aider à se faire connaître en profitant de nos réseaux culturels et de notre centre de ressources.
Mettre à disposition une « Borne intéractive » de tout ce qui se passe dans le département.
La création, à minima dans un premier temps, de 2 emplois plein temps et à terme d’autres emplois pérennes.




Le lieu

- Idéalement situé au centre ville, proche des sites culturels
- Café non fumeur, licence II, avec petite restauration (tartines, gâteaux, …), volonté de vendre des produits bio et issus du commerce équitable, effort sur les prix, pas de nuisances sonores
- Espace évènementiel, organisation de show-cases (promotion d’artistes) ateliers, animations, rencontres, lectures, …
- 100 à 150m², ERP catégorie 5
- Livres / BD en libre accès, sur thèmes Musiques Actuelles, Arts, pour la jeunesse et les adultes
- Espace jeunes enfants, jeux
- Consultation de la presse nationale, bornes internet, wifi
- Petite boutique dédiée à l’artisanat d’art du département



Stucture juridique et financement


Un café culturel est un lieu d’échanges économiques auquel s’ajoute les dimensions artistiques et sociales.
Si les fondateurs du projet pensent avoir les compétences et motivations requises, ils savent aussi que la dynamique à mettre en oeuvre pour la réussite de ce lieu original ne peut se faire sans l’atout de tous les acteurs culturels de la ville et le public intéressé.
La demande de financement initial et d’exploitation, vu l’ambition du projet ne peut provenir de leurs seules ressources financières et du travail mis en oeuvre.
L’activité café doit dégager ses ressources propres, mais le développement de l’activité sociale et culturelle ne peut répondre aux critères commerçants. La création d’ateliers et d’animation tout public et particulièrement vers les populations défavorisées ne peut être une activité rentable. L’équilibre économique d’une telle structure ne peut être atteint. C’est pourqoui l’insertion dans le contexte local et son dynasmisme porteur ne peut se faire sans l’intervention des pouvoirs publics. Un partenariat économie mixte serait souhaitable, problématique qui représente un véritable enjeu de société, tout particulièrement dans les banlieues. Le gouvernement ne s’est pas trompé en créant une nouvelle structure d’entreprise pour répondre à ces exigences : la SCIC, Société Coopérative d’Intèrêts Collectifs. Un partenariat dans lequel la ville pourrait s’engager dans une relation de type contractuel. Les municipalités déjà partenaires de tels projets le font sous différentes formes : représentées dans le conseil d’administration de la structure, ou/et mise à dispositions de locaux avec entretien, ou/et personnel municipal à disposition, ou/et accord de subvention annuelle.
La SCIC , forme commerciale de coopérative permet aussi l’entrée dans la société d’un collège de fondateurs (autres que les initiateurs) interéssés par le projet, représentés au conseil d’administration et partie prenante de l’activité sous des formes à définir.
Voilà ce que pourrait être un multi-partenariat avec un financement coopératif.





Conclusion


La création d’un tel lieu est un atout de vitalité pour la ville, cette activité peut avoir un impact économique bien réel, même si le retour sur investissement n’est pas directement palpable. Une démarche qui favorise l’envie de culture et surtout s’élargit à de nouveaux publics peut permettre à cette mixité sociale tant souhaitée de s’exposer. C’est la prise en compte de ces besoins qui justifie l’intervention publique. Voilà pourquoi ce lieu peut voir le jour dans un partenariat mixte d’initiatives privées, avec des personnalités motivées, et de financement des collectivités locales intéressées par le développement culturel de leur ville. Avec l’ambition de voir s’ouvrir d’autres lieux de flâneries dans l’axe historique d’Argenteuil


4 Réponses vers “café-culturel à Argenteuil”


  1. 1 Chez Fernande Photographie
    mars 1, 2008 à 12:44

    Exellente idée !!!

    Chez Fernande/Collectif de Photographes
    – en extinction depuis que le RPR/UMP est à Argenteuil –

  2. 2 Lydia une argenteuillaise
    mars 7, 2008 à 9:28

    Super !!!Enfin un lieu sympa à Argenteuil j’espère de tout coeur que la nouvelle municipalité( j’espère qu’elle sera nouvelle!!!) soutiendra cette initiative intelligente et surtout humaine, et d’autres que la ville
    Lydia une simple argenteuillaise

  3. 3 christine, poitevine
    juillet 13, 2008 à 10:36

    MORTEL !
    le lieu pour faire lien, et tout est dit, les idées les plus simples seraient elles encore et toujours les meilleures ??!!
    j’espère que les habitants d’Argenteuil et leurs élus auront l’audace de prendre votre jolie loco en marche…
    BON COURAGE !
    c.


Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Twitter picture

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s




Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.